Reportage
de François Paquin
Deuxième match de la troupe PDA
groupe 1 c/ groupe 2


le 14 avril 2008

Photos
de Raphaëlle Vidal

 

Forte de sa performance lors du match inaugural du 11 février dernier, l'équipe du groupe 1 s'est présentée avec un alignement inchangé. Ces valeureux membres du groupe matinal connaissent bien les adages du sport et savent donc qu'on ne change pas une combinaison gagnante. Et pour la deuxième fois, Denise s'époumonait derrière le banc pour les encourager et prodiguer ses conseils.

Du côté des anciens, pour ne pas dire des vieux, on avait pris soin d'habiller un grand nombre de joueurs, et le public a constaté que de nouveaux visages se pointaient sur le banc des Blancs à chacune des trois périodes. Inquiétude des anciens ? Même l'arbitre, votre humble serviteur, a troqué son chandail zébré contre un chandail blanc en fin de partie. Mal lui en prit, puisqu'il attrapait une punition pour avoir émis des sons dans une impro mimée. Bel exemple !

Quant à Denise qui arbitra le dernier tiers du match, elle dut se résoudre à épouser une attitude de neutralité. Profession oblige !

Et encore une fois, ce fut un match serré et, comme à l'émission L'école des fans, il n'y a eu que des gagnants.

 

 

Raphaëlle Vidal s'est impliquée tout au long du match, à titre de marqueuse officielle et de photographe du match. Nous lui devons donc les beaux clichés du présent reportage.

 

 

 

Un match d'impro, c'est l'occasion de belles rencontres entre divers personnages. Selon notre tradition, tous les joueurs se croisent, deux par deux, dès le départ, histoire de briser la glace et d'effiler rapidement ses patins pour maintenir le tempo tout au long de la confrontation.

 


C'est devant un public restreint, mais intéressé et attentif qu'ont évolué les improvisateurs.

 

Dans les improvisations comparées, les membres d'une même équipe sont appelés
à jouer de courtes histoires qu'ils ont imaginées en moins de 25 secondes.
C'est dire à quel point le jeu d'équipe est important et l'efficacité des caucus, primordiale.
Démonstration de ce type d'impro avec les Verts (en haut) et les Blancs (en bas).

Si l'improvisation est l'art de la parole, c'est aussi celui du geste. Ainsi, avant même que les improvisateurs n'expriment une seule parole, on devine bien souvent le personnage qui les habitent. Dans les exemples ci-haut, il est facile de reconnaître un vicaire, des fidèles, un golfeur, des juges et des modèles, des commères et autres téléphonistes. On notera dans la dernière photo que c'est Richard et non Roger qui nous fait penser au fameux personnage de Rodin. À preuve qu'il faut quelquefois ajouter à l'expression du visage, le maniement du poignet.

 

L'utilisation du chandail (le seul accessoire, avec le tabouret, pouvant être utilisé pendant nos impros), constitue une façon simple et efficace de bien camper un personnage. Malheureusement, nous ne l'utilisons pas assez souvent et c'est dommage car il est possible de lui donner une multitude de formes et de se transformer presque aussi vite que ne le fait Arturo Brachetti dans ses spectacles.

 

 

Si les joueurs d'une même équipe sont appelés à jouer entre eux dans une improvisation comparée, ils doivent le faire avec ceux de l'autre équipe dans une mixte. C'est donc une autre stratégie à décider en caucus car on ne sait jamais à quoi s'attendre des joueurs adverses sur l'aire de jeu. Et c'est là toute la magie de l'improvisation, où rien ne se perd, mais tout se crée, n'en déplaise à Lavoisier.

 

 

 

En troisième période, François a laissé son chandail d'arbitre à Denise afin de rejoindre l'équipe des Blancs. Pour sa part, Richard a abandonné son rôle d'animateur pour celui d'improvisateur.

 

 

Que des sourires de satisfaction sur les visages des membres de la Troupe
qui ont animé cette rencontre de brillante façon.