Match inaugural de l'équipe
du groupe 1
de la troupe PDA


le 11 février 2008

Photos de Geneviève Siegmann

 

François Paquin

Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années. C'est ce que nous disait Corneille jadis et c'est ce que nous avons encore été en mesure de vérifier ce lundi, 11 février 2008, lors du match inaugural du groupe I qui rencontrait les vénérables représentants du groupe II. Ces joueurs d'Impro I (devrais-je dire ces joueuses puisqu'il n'y a qu'un homme dans le groupe), qui se sont inscrits aux ateliers PDA cette année, ont en effet clairement démontré que lorsque le talent et le potentiel sont là, il devient facile de sauter dans l'arène et d'improviser. Sur la patinoire, il n'y avait pas deux équipes adverses, mais bien une seule troupe d'improvisateurs contents de pratiquer cette belle activité qui permet de créer instantanément des univers fantastiques et de se métarmorphoser en divers personnages, plus colorés les uns que les autres. Départ réussi donc pour ces nouveaux membres qui nous ont rassuré quant à l'avenir et à la pérénnité de l'impro à la Place des aînés. Il est maintenant temps d'ouvrir toute grandes les portes au grand public et de lui présenter cette belle relève lors de l'un des matchs du vendredi soir.

 

 

 

Avec les assistantes-arbitres, Andrée et Pierrette, Richard s'occupe de l'animation et du bon déroulement du match.
On constate, par leurs mines préoccupées, qu'ils prennent leur rôle au sérieux.

 

 

La relève est là, souriante et confiante en ce début de match.

La rencontre

En début de match,
tous sont venus faire
une apparition sur la plage, histoire de s'échauffer
et de
faire connaissance.

Ici, Michèle
s'apprête
à enduire d'huile solaire
la baigneuse
Janine
qui réclamait
ses bons offices.

 

 

 

Pile
ou Face
?

 

 

Représentant les Blancs, Noëlla et Suzanne ont illustré, à leur manière, la dualité des êtres agissant différemment selon les circonstances, tels les docteurs Jeckle et Mister Hyde de ce monde ou les Messieurs Miniweats, tantôt nature, tantôt givré. Du côté des Verts, c'est toute l'équipe qui est venue démontrer, par le jeu de la bouteille, qu'on peut faire faire de bien drôles de choses aux participants visés par le goulot de la bouteille... et même passer subtilement un message à son capitaine. L'arbitre a décerné une étoile performance aux deux équipes.


L'autopsie

L'autopsie pratiquée sur le corps du malheureux Robert a permis de retrouver plein d'objets hétéroclites et inusités dans son estomac. Il n'en fut pas de même pour la tête car, comme le déclarait avec justesse Lauretta dans l'une des plus savoureuses répliques du match: " n'ouvrez pas, y'a rien là-dedans".

 

 

Franchement ! On semble être prêt à n'importe quoi pour avoir son nom dans le livre des records Guiness. Pauvre Janine, sans stéroïdes, j'ai bien peur qu'elle ne puisse jamais y entrer, du moins dans la catégorie qu'elle a choisie de leveuse de poids. Quant à Noëlla, elle a plus de chance de passer à la postérité dans sa catégorie "langue sortie le plus longtemps". Espérons seulement qu'elle ne se la colle pas sur un poteau de métal par 20° sous zéro.

 

Marceau est mort, vive Monique et Janine ! Dans cette impro mimée, "le funambule", l'une en solitaire, l'autre encouragée par son équipe, ont traversé la patinoire sur leur fil imaginaire. Malgré sa belle prestation, Janine s'est méritée une punition parce qu'elle a poussé un petit cri en tribuchant (la catégorie "mimée" ne permet aucun son).

 

Es-tu d'accord ?

Cette improvisation de catégorie "ni oui, ni non" a permis de voir défiler sur la patinoire plusieurs joueuses des Blancs qui ne pouvaient s'empêcher de tomber dans les pièges tendus et d'échapper un oui ou un non, parfois à peine audible. Les Verts, à l'inverse, ont démontré leur maîtrise de cette catégorie, sachant répondre aux questions sans prononcer les mots défendus. Chapeau !

 

Le professeur Mégantic avait de bien étranges tics et ses élèves s'en moquaient joyeusement. Même en impro, les professeurs ne sont pas à l'abri des moqueries et subissent d'impitoyables sarcasmes.

 

Micheline et Janine voulaient offrir leur précieux sang exclusivement à des représentantes de la gent féminine. Toutefois, elles se sont ravisées lorsque Roger les supplia de lui faire une transfusion. Devant l'urgence de la situation, Janine eut alors la bonne idée de le brancher directement à Micheline, créant alors, pour l'occasion, la nouvelle expression, "faire un pipeline", expression que les membres de l'Académie française n'ont pas encore entérinée.

 

Le géant Longpré
Chez les Verts, le géant Longpré fut l'objet d'étranges mutilations de la part d'étudiantes anxieuses de le rapetisser de toutes les manières possibles. Tronc, bras, jambes y passèrent avant que l'arbitre ne siffle pour éviter l'irréparable. Les mégères s'apprêtaient à attaquer le plus viril de ses attributs. Chez les Blancs, le géant prit la forme d'une haute (et rondouillette) falaise aux vertus magiques. Les dames, Pierrette en tête, y accouraient pour lui réclamer diverses faveurs. Le sifflet de l'arbitre s'est fait entendre trop tôt pour savoir si ces bonnes dames réalisèrent leurs voeux.

 

 

 

Un dernier tour de piste avec l'impro de catégorie "fusillade", permettant à tous les joueurs, pendant 30 secondes de réagir instantanément aux thèmes lancés par les spectateurs. Une belle façon de boucler la boucle et de venir saluer une dernière fois le public. Notons que la jolie Raphaëlle, qui a participé à l'exercice, a démontré clairement que le nom Vidal n'était pas à la veille de disparaître dans les cercles d'impro.

 

 

 

Une photo-souvenir à conserver. Elle représente toutes les personnes ayant participé au match inaugural des deux groupes d'impro PDA. Ce sont, dans l'ordre habituel, Denise Roussel, Christiane Jacques, Raphaëlle Vidal, Suzanne Bolduc, Noëlla Lessard, Monique Thibodeau, Janine Mignault, Pierrette Tellier, Andrée Brien, François Paquin, Micheline Xéropaides, Robert Messier, Roger Bigras, Madeleine Gougeon, Lauretta Zanth, Thérèse Leroux, Michèle Pagé et Françoise Vidal.