L'album photos

PDA vs les 6½

(07 avril 06)


Photos
de

François Paquin

François Paquin

Encore une fois, c'est une équipe toute masculine que rencontrait PDA le 07 avril dernier. Et encore une fois, c'est à quelques minutes du début du match qu'elle s'est présentée sur la patinoire. Il est bon de rappeler, à cet effet, que les équipes visiteuses viennent souvent de l'extérieur de Laval et qu'elles n'ont pas d'autres choix que d'arriver à la dernière minute. Est-ce l'explication à ce lent début de match? Roland et Steve, dans la première impro, intitulée "Entre deux chaises", étaient plutôt des personnages pris entre deux histoires, plutôt qu'entre deux chaises. Et ce n'est donc qu'à partir de la cinquième minute de jeu que la majorité des joueurs ont pu à leur tour sauter sur la patinoire et étaler leur savoir-faire dans un match ponctué de plusieurs punitions. Serait-ce que l'arbitre était de mauvais poil, lui qui expulsa deux joueurs et qui fut, comme le Christ, trois fois renié par la foule qui lui lança moult objets en guise de désapprobation de ses décisions? Peut-être que tout simplement, les joueurs, en cette fin de saison, ont déjà, comme les élèves dissipés en fin de session, la tête ailleurs et le coeur en vacance ? Heureusement, la belle folie créatrice a su quand même s'exprimer et la foule a apprécié le spectacle. Malgré tout, la rumeur laisse entendre que les joueurs de PDA ont été fortement sermonnés par leur coach à leur retour dans la chambre des joueurs, même que le nommé Bigras, pourtant la deuxième étoile du match, dépité, aurait réclamé d'être échangé. Heureusement pour PDA, personne ne l'a réclamé.

 

Le match en photos:

Statisticien, DJ et assistante DJ
se sont joints aux joueurs pour entonner
l'hymne de l'impro en début de match


Dans cette impro publicité "on fait d'la scrap bonjour",
les femmes ont présenté leur nouveau robot culinaire.
Mais la communication entre la cliente et la vendeuse
ne s'étant pas faite correctement, ce dernier est resté
sur les tablettes au son du sifflet de l'arbitre.



L'arbitre a encore une fois sorti de son chapeau des impros de catégories variées: ci-contre et ci-bas, les joueurs ont été appelés à créer des personnages pouvant chanter, rimer, piger dans le bol de thèmes, exprimer une avalanche de mots, et même, interchanger leur personnage au cours d'une même impro. Allô versatilité !

 

Dans cette impro de type Poursuite, Marc-André et Steve n'ont pas craint de défier l'arbitre en installant, d'entrée de jeu, une chaise de barbier sur la patinoire (accessoire illégal). PDA ne concédant rien à 6½ en matière de délinquance, trouva le moyen d'accumuler trois punitions, recommençant l'impro alors qu'elle devait la continuer, se présentant à cinq pour remplacer quatre joueurs et trouvant le moyen de métamorphoser en un temps record un homme en femme, ce que même le génial Bruno Brachetti n'est pas en mesure de faire dans ses spectacles au Festival Juste pour rire.

 


Trois fois, au cours de la soirée, on a dû déblayer la patinoire suite aux décisions de l'arbitre contestées par les spectateurs. Dur dur le métier d'arbitre !

 

Tout un cirque !
Barnum, Éloize et Guy Laliberté peuvent dormir tranquille !
La relève a encore des tours de piste à compléter,
avant de monter en permanence son chapiteau.

 

 

Je suis pas cool, je suis pas cool, je suis pas cool...
(version nullement inspirée du tube de Gilles Valiquette)
Deux chanteurs, deux générations, deux visions. Alors qu'Alain Barrière, aidé d'une musicienne, puisait dans sa mémoire les rimes sentimentales de son lointain passé, Mara Tremblay, s'accompagnant elle-même à la guitare, avait des références plus contemporaines, à vapeur, pardon, à valeur hautement sociale, ce qui l'a probablement aidée à gagner le vote du public.

 

Amour, quand tu nous tiens !
Denise que l'on retrouve souvent dans les dramatiques ces jours-ci, a de nouveau été convaincante en femme soumise et battue. Elle s'affirmait d'autant plus qu'elle était brillamment confrontée par Marc-André, Steve et Noëlla, tout aussi crédibles dans leurs rôles de mari violent et de parents.

 

La Cour est ouverte !
Dans cette impro jouée joyeusement à la manière d'un vaudeville, les accusés et le juge, plus fous les uns que les autres, débattaient de l'opportunité de purger la peine à la prison de Bellechasse ou à celle de Sainte-Anne-des-Plaines. La situation était tellement loufoque et fidèle à ce qui se passe dans nos cours d'injustice, qu'on avait mal à croire qu'il s'agissait d'une scène de fiction.

 

 

Coup de théâtre avant la fin du match !

Ayant accumulé trois punitions, Marc-André Fortin est chassé du match par l'arbitre Lessard.
Son visage en dit long sur les sentiments
qui l'animaient à ce moment-là.

 

Ce n'est donc qu'avec trois joueurs que le 6½ a terminé le match, ce qui ne l'a pas empêché de se sauver avec la victoire. Ici, dans cette dernière impro du match, de type alphabet maudit, les joueurs ont subtilement démontré à la foule comment se déroulait un atelier d'improvisation.

 

Marc-André Fortin a retrouvé son sourire pour la photo de fin de match. À sa gauche, dans l'ordre habituel, on retrouve Denise Roussel, Jeanne-May Leblanc, Steve Bernier, Lucille Tassé, Denise Bergeron, Geneviève Siegmann, Noëlla Lessard, André Lessard, Éric Dufresne, Pierrette Laliberté, Roger Bigras, Roland Lafleur et Julien Labrie.

 

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