Match PDA c/ LAMIS
le 07 mars 2008
Reportage
de François Paquin
Photos
de Michel Pagé


 

 

Vendredi, PDA recevait ses bons amis de l'Outaouais, le LAMIS de Gatineau, descendus à Laval malgré l'annonce d'une importante tempête. Ah, l'insouciance de la jeunesse ! Et au premier coup de sifflet de l'arbitre, même si la tempête ne faisait pas encore rage au dehors, ça tourbillonnait sur la patinoire et tous les joueurs se précipitaient au comptoir d'échange, qui pour retourner de vieilles batteries et des vibrateurs usagés, qui pour tenter de remplacer sa femme pour une plus jeune. Il n'y a plus de moralité publique en ce pays comme le disait mon vieil ami Brassens.

Deux événements inattendus et inusités ont marqué l'avant-match. D'abord, le maître de cérémonie, Richard, annonça que l'on retirait le chandail numéro 5 du joueur Paquin puisqu'il portait dorénavant le chandail zébré. Mais contrairement à ce qui se fait dans les grands amphithéâtres de hockey, ici, à la PDA, au lieu de soulever le chandail au-dessus de la patinoire afin que tous les joueurs soient inspirés par le joueur qui l'a fièrement porté, sans aucun décorum, on a vulgairement accroché le chandail au tableau du mur, comme on accroche une vieille paire de bobettes sur une corde à linge les jours de lessive. Décevant ! Vivement le retour de Denis, notre maître de cérémonie en smoking et noeud papillon ! De la classe, bordel !

Bon ! Cette montée de lait m'a fait du bien.

Par ailleurs, après l'entrée sur la patinoire des joueurs du LAMIS, l'arbitre a sévi en leur décernant une punition pour procédure illégale, ces derniers ayant distribué des friandises aux spectateurs, cherchant vraisemblablement à acheter leurs votes lors du match. Dire que je pensais que ces basses manoeuvres n'étaient l'apanage que des politiciens. Le fait que Gatineau se trouve à proximité d'Ottawa et que les joueurs du LAMIS soient exposés à la contamination politique, explique peut-être en partie ce comportement peu sportif. Mais enfin !

Parlons plutôt du match proprement dit, qui fut, encore une fois, une véritable partie de plaisir. C'est habituellement le cas quand ces deux équipes se rencontrent. Et à nouveau, elles n'ont pas déçu les spectateurs qui assistèrent à de belles prestations. Fait à noter, le grand Robert Cousineau, actuellement au repos forcé, se trouvait dans l'assistance, et en délinquant qu'il est, il s'est même permis d'inciter un jeune spectateur à lancer des bidules à l'arbitre, n'osant le faire lui-même. Mais comme Robert ne portait pas son chandail de joueur étoile, l'arbitre n'a pas été en mesure de sévir. Cependant, probablement rongé par le remords, il s'est lui-même expulsé de la salle après la première période prétextant qu'il devait aller se reposer. Il n'a dupé personne.

Pour les amateurs de statistiques, mentionnons que LAMIS a remporté le match 11 à 9 et que les étoiles ont été distribuées comme suit: Denise Roussel (3ème), Mario Danis (2ème) et Patrick Lavoie (1ère) alors que Noëlla Lessard reçu la mention coup de coeur.

Les photos qui suivent illustrent quelques bons moments du match.

 

 

 

Le match en images

 

À en juger
par le sourire
de Christine,
il s'en prépare
une bien bonne
dans ce premier caucus
du LAMIS
supervisé par Francine.

 

 

 

Que d'étranges rencontres se font sur une patinoire d'impro ! Ici, le personnage du LAMIS se nomme Patrick, tout comme son père, ses frères et ses enfants à naître. Ce personnage est joué par Patrick. L'histoire ne dit pas si dans la vraie vie, sa famille et progéniture se nomment également Patrick. Pour Françoise, il y a de quoi être perplexe. Elle qui venait discuter du nouveau parcours de la parade... de la Saint-Patrick.

 

 

 

L'impro sans thème ni caucus nous a amené en pleine mer où les deux protagonistes Denise et Serge ont été plongés au milieu de requins et autres monstres marins à l'allure patibulaire. Heureusement, ils sont sortis sains et saufs et, étrangement, se sont réfugiés chacun dans leur chaloupe respective. N'a-t-on pas dit que tout est possible en impro ?

 

 

 

 



Dans la vie, on ne peut pas toujours être les premiers dans tout, et les deux équipes nous l'ont bien démontré dans l'impro de catégorie narration l'éternel second.

 

 

Quoi de mieux pour le moral, à la veille d'une énième tempête de neige, que d'entendre les joyeux refrains de la Compagnie Créole et de Michel Fugain et son Big Bazar. Patrick et Mario nous ont mené de Laval à Gatineau dans leur vieux tacot tandis que Françoise aux cris caractéristiques de Gué gué gué gué gué de Fugain, tenta de ressuciter son vieillissant Biz Bazar. Big commande ! On a alors compris pourquoi cette vedette française avait décidé, lors de sa récente tournée au Québec, de se présenter seul sur scène.

 

 

L'impro Il faut changer l'heure a donné lieu à une vive discussion entre Thérèse et Benoit. Et si on se fie aux questions pressantes de Thérèse, il ne fait pas de doute que ce couple devra changer bien d'autres choses, à commencer par le côté cavaleur du mari. La madame, pas contente du tout, songeait sérieusement à changer les serrures et lui, à changer d'air. Une petite discussion, ça change pas l'monde sauf que...
ch

 

 

 

Pour un oui ou pour un non...

Benoit a pu rencontrer tout l'alignement féminin de PDA dans cette impro Est-ce bien vous? de catégorie ni oui ni non. Elles sont toutes tombées dans le piège de ses questions. Un grand tombeur que ce bonhomme!

 

 

Dans Au milieu de nulle part, l'impro du public, Noëlla et Patrick ont démontré qu'on pouvait se retrouver dans un grand vide sidéral aussi bien dans le désert que dans sa petite boîte crânienne.

 

 

Quand va-t-on toucher l'héritage ?
Pour ce vieil homme, il n'est pas certain que sa convalescence se termine bien puisque son sort repose entre les mains de quatre femmes. Son air en dit long, d'ailleurs, sur le destin qui l'attend. Même le maître de cérémonie semble préoccupé par la situation. Heureusement, après trois minutes l'arbitre est venu mettre fin au cauchemar de l'infortuné Roland.

 

La Chine, c'est pas sorcier !

Pour PDA, la Chine fut celle de leur sainte enfance où il était de mise dans les écoles d'acheter des petits chinois. Mais on ne les voyait pas surgir à la maison, comme dans cette impro, sous la forme d'un Chinois aux allures d'écureuil. Ne sommes-nous pas plutôt dans l'année du rat en 2008 ? Curieux !

Les joueurs de LAMIS, plus jeunes, savent bien que de nos jours, il est effectivement possible d'acheter des petits chinois, mais que pour ce faire, il faut se rendre en Chine et délier les cordons de sa bourse. Aussi, décidèrent-ils de jouer les touristes et de se retrouver à Lachine. Et à leur gestes et accents, il était facile de reconnaître la faune régionale en visite dans la région métropolitaine, particulièrement en écoutant Christine, le parfait pendant féminin de Jean "La La" Tremblay, maire de Saguenay.

 

 

 

En fin de match, lors de la traditionnelle fusillade, les joueurs du LAMIS ont démontré à la fois leur originalité et leur audace, en se présentant sur la patinoire, dans des postures contraignantes et diverses, avant même de connaître le thème. Ce faisant, ils ajoutaient à la difficulté de l'impro. À titre d'exemple, nous voyons ici Mario, les deux pieds dans des boîtes et Serge, étendu sur le sol. Le premier avait pour thème portrait-robot (pas arrangé avec le gars zébré puisque les thèmes étaient déterminés par le public). Ça tombait cependant pile dans son cas. Quant au second, avec le thème imposé caresse, il fit appel à sa testostéronne et se montra un vrai gars de char, en fantasmant sur les pièces les plus chaudes de son bolide.

PDA, sans s'imposer une telle contrainte, eut également de beaux flashs, Denise notamment en personnifiant une grand-mère (ce qui semblait, pour le public, un thème arrangé encore une fois) et Françoise avec le thème la honte, un rappel de sa précédente interprétation de l'impro chantée).

Pour la qualité du jeu de l'ensemble des joueurs, l'arbitre a attribué une étoile de performance aux deux équipes, ce qui mettait fin au match de belle façon.

 

 

La traditionnelle photo regroupant les acteurs de cette belle soirée. Dans l'ordre habituelle, on retrouve Mario Danis, Denise Roussel, Benoit Quévillon, Christine Campeau, Andrée Brien, Serge Marceau, Thérèse Leroux, et à l'arrière, Patrick Lavoie, Roland Lafleur, Francine Pichette, Noëlla Lessard, François Paquin, Christian Tassé, Françoise Vidal et Lucille Tassé.