L'album photos
PDA c / LIMA
(04 février 2006)
Photos
de Michel Pagé
et Gerry Cabana

Un reportage photographique de
François Paquin

 

Une semaine avant la grande confrontation (toute amicale, avouons-le), une banderole à l'entrée de la Place des aînés annonçait le match tant attendu avec les cousins et cousines de l'Hexagone. Une centaine de spectateurs se sont présentés et ont semblé apprécier le spectacle offert par les deux équipes qui, visiblement, prenaient plaisir à croiser le fer, par l'intermédiaire de personnages loufoques sortis de leur imaginaire débridé. Notons que les membres de l'équipe française, beaux joueurs, ont emprunté l'accent de la joueuse Geneviève, notre Française, de la Troupe PDA, établie sur nos terres depuis plus de 50 ans. Ainsi, nos joueurs n'ont pas été déstabilisés, étant accoutumés à entendre ce drôle d'accent d'outre-mer. Nos photographes Michel et Gerry ont croqué sur le vif ces personnages en pleine action. Nous vous les présentons ci-bas. Les membres de la Troupe de la PDA aimeraient bien un jour, les retrouver sur une patinoire française. Qui sait ce que l'avenir leur réserve ? Croisons-nous les doigts !

 

C'est en nous chantant leur hymne municipal que les membres de l'équipe de LIMA se sont présentés à la foule enthousiaste. La stratégie était gagnante et les spectateurs sont tombés sous le charme de ces joueurs maniant autant le verbe que l'humour. La pression s'annonçait déjà forte pour l'équipe de la PDA.

 

C'est par une improvisation, de type rencontre, que le match a débuté. Excellente occasion de faire connaître les joueurs à la foule, qui déjà se doutait que les personnages de ce match, seraient à la fois colorés, déroutants et spectaculaires. Ci-haut, entourant l'arbitre, huit d'entre eux.

 


Franchement !
Dans cette impro de catégorie "Pige au bol", Robert trouve le moyen d'électrocuter le chat de Marie-Agnès. Pas une façon très efficace de se faire des amies. M'enfin!

 

Auparavant, François, personnifiant un David bedonnant aux formes défraîchies, s'était permis à son tour, de déplaire à Marie-Agnès, ne cachant pas son penchant pour le beau peintre Marc. Décidément !

 

Denise cherchant désespérément à comprendre les choses de la vie, en questionnant, à tour de rôle, sa mère, et son père peu déluré. Nous avons tous compris qu'un père peut être absent de bien des façons.Ici, Denise démontre de façon éloquente que sa Lucie, qui espère tant devenir réceptionniste-téléphoniste, malgré son léger défaut de langue, pouvait si on la contrariait, passer spontanément de "dominée" à "dominante". Arnaud l'a appris à ses dépens.

 

Ici l'expression Grand Esprit prend tout son sens, alors qu'Éric, à défaut d'avoir la tête dans les nuages, l'a dans le plafond. Ce qui ne l'empêche pas de prodiguer ses conseils à la capitaine PDA qui était en amour avec son père.
Dans une impro de type variation, les joueurs français constatent avec amusement, que l'allemand parlé au Québec, du moins à en juger par celui craché par Roland, est bien différent de celui parlé dans leur pays voisin.

 

La vie à deux
Pendant un match, les couples se forment et se défont le temps d'une improvisation. Contrairement à la vraie vie, cependant, les protagonistes ne se quittent pas en amenant la moitié des REER, de l'auto, de la maison et du chalet du conjoint. Au contraire, le monde de l'impro en étant un de fantaisie, c'est avec le sourire aux lèvres et des souvenirs plein la tête que les joueurs retournent à leur banc respectif, déjà prêts à se lancer dans une nouvelle aventure, tout aussi éphémère que la précédente.

En bon macho des années soixante, je vous dirais qu'il n'est pas toujours avisé de laisser un couple de femmes négocier, comme l'ont démontré Karine et Noëlla dans cette histoire. Ces dernières, représentant leur pays respectif, étaient prêtes à tout pour arriver à une entente: "donnez-moi vos mines et je vous donne mes lacs" de déclarer l'une d'elles. Vivement le retour des hommes aux tables de négociation !

 

Par ailleurs, la preuve a été faite, de façon claire et définitive par Marie-Agnès et Denise, que le temps d'une impro était nettement insuffisant pour arriver à donner du panache et de l'allure à une pauvre fille, plus habile à étirer sa gomme à mâcher qu'à jouer de la hanche Faudrait réécrire Pygmalion !

 

Cette "auditive" intitulée Divergence d'opinion portait bien son nom
puisque aucun des protagonistes n'étaient d'accord sur les décisions à prendre

 


Charlebois, bien épaulé par l'équipe française, a eu nettement le dessus sur le pauvre Gainsbourg, exceptionnellement accompagné par un band, tout aussi perdu que lui. Difficile de personnifier un artiste aussi insaisissable que Gainsbourg. Pour rendre justice à cet artiste de talent, il est fortement recommandé de réécouter "la javanaise" dans sa version originale. Mea culpa !

 

À l'annonce du titre de l'impro «ostine -moi pas », les Français se sont regardés, médusés, sans doute d'accord avec l'académicien Maurice Druon, que ces Québécois avaient une drôle de parlure. Pas étonnant qu'ils en soient venus aux coups plus tard sur la plage, faute de bien se comprendre.L'avenir du monde est bien incertain, si on en juge par cette impro dramatique où l'on a appris que les quatre seuls survivants de la planète étaient deux scientifiques et deux mammouths, tous mâles. Et dire que certains prétendent encore qu'Elvis n'est pas mort !

 

L'art de servir diffère d'un individu à l'autre. Du moins c'est ce que l'on a compris dans cette improvisation comparée. Alors que le parvenu Arnaud savourait sa nouvelle condition d'homme riche, recevant l'attention marquée de son entourage, Roland se laissait prendre aux charmes de sa petite chinoise, qui n'hésitait pas à relever son chandail pour lui faire entrevoir sans équivoque, ses deux arguments d'un lendemain qui chante.

 

Devant un arbitre sonné et inquiet de passer dans quelques heures le cap de la soixantaine, les deux responsables de cette belle rencontre, Éric et Denise, ne cachent pas leur satisfaction d'avoir permis la réalisation de ce match amical et fraternel.

 

 

La photo souvenir traditionnelle qui encore une fois démontre la satisfaction des participants. Dans l'ordre habituel, en partant de la gauche, Karine Poulalion, André Lessard, Robert Cousineau, Marc Prevot, Denise Roussel, François Paquin, Denise Bergeron, Nadine Laillé, Marie-Agnès Ménard, Noëlla Lessard, Éric Cremers, Roger Bigras, Antoine Gasnier, Arnaud Bioteau, Roland Lafleur et Thérèse Leroux.

Cliquer ICI pour voir la photo des participants
avec les autres membres de la Troupe PDA